En 1970, un cyclone fit 250 000 victimes au Bangladesh….C’est sur ces constations que la triste réputation des cyclones est fondée. Parce que nous ne sommes pas soumis aux cyclones sous nos  latitudes occidentales, ils ont pour nous un aspect exotique. Les premières études sur les cyclones débutèrent en 1944, après que les Etats-Unis eurent perdu quinze destroyers, 200 avions et mille hommes dans un cyclone. Aujourd’hui nous connaissons parfaitement les mécanismes de formation des cyclones mais ils nous dépassent par leur puissance. Le 17 septembre 1989 lors du passage de Hugo à la Guadeloupe, la marée de tempête a été de trois mètres. En novembre 1970, sur les côtes du Bangal, la marée de tempête a été supérieur à 10 mètres et a eu pour conséquence plus de 300 000 morts.

Les dégâts causés par les cyclones tropicaux ne sont en fait que les conséquences des phénomènes qui le constituent.

Le cyclone tropical, ayant des murs nuageux très épais et gorgés d’eau, entraîne des pluies diluviennes. La quantité d’eau déversée en 24 heures est, en moyenne, de 15 milliards de tonnes. Un cyclone a déversé, juste sur la seule île de Tahiti, près de 250 millions de tonnes d’eau en 24 heures. Partout dans le monde, la pluie provoque des inondations, des crues de rivière ce qui entraîne des glissements de terrains ainsi que des éboulements. Cependant, la pluie ne tombe pas en même temps que le passage du cyclone. En effet, les routes côtières sont inondées 3 à 5 heures avant son passage, ce qui atteint sérieusement le réseau routier.

Ces inondations abîment les plantations agricoles, polluent l’eau qui est rendue impropre à la consommation, et elles favorisent les épidémies.

Les basses pressions du cyclone engendrent une montée du niveau de la mer (raz de marée). Ceci entraîne selon la catégorie du cyclone de faibles ou de très gros dégâts sur les bateaux ainsi que sur les jetées. Les ports peuvent être submergés. Les grandes structures sur la côte sont endommagées à cause des coups violents des vagues et des débris flottants. La mer, aidée du vent, provoque une forte érosion des plages. Celle-ci en furie peut même submerger un atoll entier, emportant tout sur son passage.

 

un bâtiment complètement détruit par le passage d’un cyclone tropical.

Les vents forts provoquent beaucoup de dégâts sur l’environnement : des arbres déracinés, des cultures, l’érosion des plages… Ils sont aussi la cause des dégâts sur les habitations, et sur les lieux publiques.

Le vent balaie tout sur son passage

 

 

Il ne faut pas oublier qu’un cyclone fait aussi de nombreux morts en plus des nombreux dégâts.

 Les effets bénéfiques

Malgré ce que l’on peut penser, les cyclones tropicaux ont des effets bénéfiques. Ils servent notamment à refroidir les région tropicales. L’eau évaporée se refroidit en altitude et devient un nuage. Puis elle retombe en pluie sur les côtes. De plus, la température de la mer diminue nettement après le passage du phénomène, ceci ramène les poissons vers la côte. Les précipitations amenées par les cyclones sont aussi très utiles dans certaines régions pour l’agriculture (au même titre que la mousson).

 

Conclusion

Les cyclones tropicaux sont des phénomènes relativement éphémères et dangereux. Beaucoup de personnes, dont les Américains ont essayé de les détruire notamment en voulant répandre une mare d’huile sur la mer (empêchant ainsi l’évaporation) ou en les ensemençant d’iodure d’argent (qui les "viderait" de leurs nuages). Heureusement ces projets ne se sont pas réalisés. Mais a quoi cela sert-il de les détruire vu qu’ils apportent des effets bénéfiques aux régions concernées.

L’homme doit donc apprendre à vivre avec.